|
La faune menacé :
Au début peut de
gens fréquentait la région du à la difficulté d’accès. À cette
époque, il était facile d’y faire une bonne chasse parce que
nous étions pratiquement seuls dans cet endroit. Mais depuis le
début des années 90 les compagnies forestières ont ouvert de
nouvelles routes, ce qui à contribuer au développement du
territoire par la venue d’un plus grand nombre d’autochtones
venant des communautés avoisinantes de la région et aussi par le
développement de la villégiature débridée amenant ainsi, un
apport important de chasseur, pêcheur et amant de la nature en
plus grand nombre.
Les motos neige
et club quads se font de plus en plus nombreux dans la région
apportant un apport de touriste supplémentaire dans ce secteur.
En moins de 20 ans, cette région a subi plus de changement
qu’elle en a subi en 400 ans. Plusieurs animaux sont disparus du
territoire à cause d’une énorme pression sur eux, en particulier
les coupes à blanc et le nombre grandissant d’autochtones et de
blanc amateur de chasse. La cible est le roi de nos forêts,
l’orignal, qui semble selon moi, en voie de disparaître de cette
région. Il y a un orignal aux 10 km carrés en moyenne. On dit
que quand l’orignal est en santé sur un territoire, les loups
sont partout.
L’orignal était
selon ce qu’en disent les vieux, en abondance sur le
territoire. Il n’était pas rare à une certaine époque, de voir
entre 3 et parfois 6 orignaux ensembles. Je me souviens qu’en
j’étais petit, j’entendais parler les vieux et de leurs succès à
la chasse. À cette époque chasser au nord de St Michel des
Saints était toute une expédition, car le territoire était
difficilement accessible. Aujourd’hui, l’orignal et bien
d’autres espèces d’animaux comme le loup et le lynx sont presque
tous disparus sur le territoire du lac Manouane. Les causes
sont : la déforestation massive, le tôt élevé de chasseur, la
mauvaise gestion de la ressource ainsi que les coupures
budgétaires accompagner avec cela, de la villégiature démesurée
qui empiète de plus en plus sur le territoire des animaux.
On pouvait être
quelques jours sans voir ni entendre un seul camion passé. Les
huards à colliers chantaient en grand nombre, matin et soir.
L’harmonie y était omniprésente. J’y observe depuis plusieurs
années une dégradation vertigineuse des différents écosystèmes
sur le territoire. Jadis les clubs de chasse et pêche faisaient
la gestion de leurs territoires et les animaux ainsi que les
poissons étaient en abondances. En 1976, lorsque le parti
québécois fut élut et porter au pouvoir, on abolissait les clubs
privés de chasse et pêche pour permettre une plus grande
accessibilité au territoire a tous les citoyens du Québec et à
peut de frais, ce qui était à mon avis une bonne chose. Le
gouvernement prit alors la gestion complète du territoire et de
ses ressources. Ils créèrent les zecs. L’abolition des clubs
privés fit disparaître des centaines voir des milliers d’emplois
saisonniers ainsi qu’une surveillance et une gestion des
ressources à peu de frais. Avec le temps, les Zecs (zone
d’exploitation contrôlée) sont devenues de plus en plus
dispendieuses et de moins en moins accessibles pour le simple
citoyen.
Les permis de
chasse ont quintuplé, il en coûtait lorsque j’étais adolescent
environ $ 10.00 dollars pour un permis de chasse à l’orignal. On
pouvait y abattre un orignal mâle ou une femelle avec son petit
pour un seul chasseur. Aujourd’hui un permis de chasse à
l’orignal vous coûte $50.00 dollars pour abattre un orignal mâle
et cela pour trois chasseurs, donc vous avez besoin de trois
permis de chasse au coût total de $150.00 dollars par animal
abattus. L’argent des permis devait être réinvesti pour protéger
et améliorer la gestion de la flore et de la faune. Ce ne fut
pas le cas, en moins de 10 ans après l’abolition des clubs
privés, là où jadis la faune et la flore y étaient en abondance,
les territoires furent vidés de leurs contenus.
Le Québec est un
territoire immense et d’une beauté à couper le souffle, mais en
matière de gestion et de conservation, c’est la province qui a
le plus pauvre résultat. J’ai habité au Nouveau-Brunswick plus
de 10 ans, il y a dans cette province beaucoup plus de
braconnage qu’au Québec, dû à un haut taux de pauvreté ainsi que
de chômage et malgré tout, il y a surabondance de cerf de
Virginie et d’orignal. Donc quel est notre problème au Québec?
J’ai vu très souvent au Nouveau-Brunswick sur le bord de
l’autoroute à plusieurs reprises, plus de 2 et parfois 4
orignaux ensemble et souvent plus d’une douzaine de cerfs de
Virginie sur le côté de la route.
Le problème que
nous avons au Québec en matière de gestion de la ressource
faunique, est que le territoire est trop vaste à gérer et que
bien souvent, le tout est géré dans des bureaux de
fonctionnaires ou l’on pratique la gestion de la ressource par
ordinateur avec des programmes baser sur les résultats de
récolte de chasse provenant de l’année précédente, divisée par
zone à travers la province. Cette mauvaise gestion, entraîne des
coûts, dont les chasseurs, pêcheurs écopent. On se fout bien de
la ressource, pourvu qu’elle rapporte dans les coffres du
gouvernement par la vente de permis.
Pour ma part,
personnellement et là-dessus, je n’inclus personne, la chasse à
l’orignal devrait être fermée dans le secteur du lac Lortie et
Manouane pour au moins 10 ans, tellement que l’orignal est rare
sur ce territoire. Au Nouveau-Brunswick il y a surabondance
d’orignaux, la chasse à l’orignal dure seulement que 3 jours et
fonctionne par tirage au sort. Je pense au Québec qu’on devrait
prendre exemple sur nos voisins des maritimes.
Le problème dans
le secteur des lacs Manouane et Lortie est que durant la saison
de chasse, il y a surabondance de chasseurs d’orignal, sans
compter les chasseurs qui font la chasse fine au petit gibier.
Le plus dangereux est que pendant la saison de chasse, souvent
la sécurité des chasseurs est en danger. La chasse à l’orignal
demande patience et silence, mais si, en plus de ça, vous devez
vous battre avec d’autres chasseurs pour conserver votre secteur
de chasse à cause de l’achalandage dut à un surplus de chasseurs
dans ce secteur et qu’en plus de ça, vous devez vous battre avec
d’autres chasseurs qui se promènent en VTT en chassant le petit
gibier, vous avez bien des chances que votre chasse à l’orignal
que vous avez pris soin de préparer pendant des mois et qui vous
a coûté une petite fortune, risque d’être à l’eau. Déjà qu’il
n’y a pas beaucoup d’orignal et en plus de ça, malgré tout les
précautions que vous avez préalablement prises pour réussir
votre chasse, à cause du bruit, de l’insouciance et du manque de
savoir-vivre par d'autres chasseurs, vos efforts risque de
connaître l’échec.
Il y a en plus
de ça, un grand risque d’être blessé par un autre chasseur ou
vous, de blesser quelqu’un d’autre. Si ce n’est pas pour la
conservation de la ressource faunique, ni par respect entre
chasseurs, il faudrait au moins penser à le faire pour notre
sécurité à tous. Oublier pour une fois les foutus profits que la
vente des permis génère dans les coffres du gouvernement. Notre
vie, notre santé et notre sécurité valent beaucoup plus que les
profits qu’engendre la vente de permis. Quand on parle de
mauvaise gestion de la ressource et bien je viens par écrit de
vous en donner un bref résumé. Le bureau des plaintes du MRNF
ment quand ils disent qu’il n’y pas de problème avec l’orignal
et qu’il n’a jamais eût autant d’orignal dans la zone 14 et 15.
J’inviterais les fonctionnaires du MRNF à sortir de leurs
bureaux et de venir constaté sur place les fait, au lieu de me
faire passer encore une fois pour un idiot. L’idiot qui vous
écrit en ce moment fréquente la région des lacs Manouane et
Lortie depuis au moins 30 ans. Alors, je pense que je suis mieux
placer que qui qu’onques pour observer les changements sur le
territoire.
|