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Motoneiges en forêt :
On dit que la
motoneige connue sous le nom de ski-doo aurait été inventée par
Louis Joseph Armand Bombardier un peu avant la Seconde Guerre
mondiale. Au commencement Bombardier imaginait un véhicule
capable de flotter sur la neige. Il voulait créer un véhicule
pour le travail et non à des fins récréatives. Au début des
années 60, la moto-neige prit forme officiellement, jusqu’à nos
modèles performants que nous connaissons aujourd’hui.
Le sport de la
motoneige, si on peut appeler ça un sport, a vraiment débuté
vers 1968. Des clubs et associations de motoneigiste se sont
formés, des sentiers se sont créés et la réglementation est
arrivée due au nombre croissant des amateurs de motoneige.
Lorsque j’étais adolescent, dans les années 70, tout le monde
possédait une moto-neige. Il y avait beaucoup de modèle et de
marque en autre, des Sno-Jet, Ski-Roule, Moto-Ski, Sno-Cruiser,
Sno-Prince, Dauphin, Boa-Ski, Scorpion, Ski-doo, etc. Il y avait
plus de motos-neige dans les sentiers que de voiture sur la
route.
Les motos-neiges
dans ce temps-là étaient bruyantes et polluantes. Il faut dire
qu’à cette époque il y avait beaucoup de neige et les hivers
étaient bien différents de ceux que nous connaissons
aujourd’hui. La première tempête de neige tombait vers la
mi-novembre et les sentiers de motoneige étaient ouverts vers la
fin novembre et débutent décembre. Les hivers étaient longs et
rigoureux et se terminaient à la fin d’avril et début mai. Les
sentiers de motoneige étaient ouverts jusqu’à la mi-avril. On
pouvait recevoir à cette époque au tour de 5 pieds de neige
facilement et même plus parfois durant l’hiver. Les
précipitations liquides étaient rares aussi.
Au début des
années 80, le réchauffement global de la planète a commencé à se
faire sentir. Les hivers ont commencé à être plus doux avec
moins de précipitation solide et plus de précipitation liquide.
La réglementation de la moto-neige était plus sévère et le coût
des machines à commencer a grimpé. Le sport de la motoneige est
devenu au début d’année 80 une activité récréative dispendieuse
et avec le manque de précipitation, a contribué au déclin de ce
sport.
Dans les années
90, il y a eu un regain du sport de la motoneige avec des
machines beaucoup mieux construites, plus solide et plus
performante. Au début des années 2000, les modèles avec des 4
cylindres ont fait leurs apparitions tout en étant plus
silencieux et moins polluants. Dans la vallée du St Laurent,
c'est-à-dire les régions limitrophes de Montréal, il n’est plus
possible ou presque d’y pratiquer le sport de la moto-neige
aujourd’hui, étant donné que les hivers sont plus doux et qu’il
y a moins de précipitation. Donc, les amateurs de motoneige
doivent se déplacer dans les régions montagneuses ou les
précipitations de neige demeurent quand même appréciables.
La région du lac
Manouane est traversée par un sentier transquébécois qui relie
Parent au lac Saint Jean. Étant donné que la région du lac
Manouane est éloignée des centres, cette région demeure
difficilement accessible l’hiver, donc elle demeure encore de
nos jours moins fréquentée. Mis à part la vitesse que ces
machines peuvent atteindre ainsi que la pollution et le bruit,
je ne crois pas que pour le moment, que cela pourrait menacer
les écosystèmes du lac Manouane en hiver. Je crois
personnellement que les motos-neiges malgré le progrès
technologique que ces machines ont subi depuis les années 70,
demeurent à mon avis, des engins qui sont très polluants et
bruyants.
Si vous visitez
la région du lac Manouane l’hiver, servez-vous de votre
moto-neige du point A au point B et apportez avec vous une bonne
paire de raquette à neige ou de ski de fond, qui sont des
activités moins dommageables pour l’environnement et meilleures
pour votre santé, tout en ne respirant point les vapeurs
d’essence.
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