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Le
nombrilisme :
On prononce
Manouane, mais les Amérindiens disent Manawan qui signifie en
langue attikamek l’endroit où l’on ramasse les oeufs. J’ai un
chalet au lac Manouane en Haute Mauricie, j’y suis d’ailleurs
depuis 23 ans. J’y ai fait l’acquisition d’un chalet et j’y suis
installé à cet endroit depuis 1984. Je fréquente la région
du lac Manouane depuis 1977-78. Je suis un ancien
militaire de carrière à la retraite. Je suis de descendance
autochtone et membre en règle de la nation métisse du Québec.
Depuis mon très jeune âge que je vais en forêt. J’ai appris à
vivre en forêt par mon père et à travers les enseignements reçus
par plusieurs sages de diverses nations autochtones de
l’Amérique de Nord. Donc, le respect de la terre mère fait
partie intégrante de mon existence.
J’aime beaucoup
l’endroit pour la paix et la tranquillité d’esprit. La faune et
la flore y sont diversifiées, on y retrouve entre autres, oie,
canard, perdrix, ours, cerf, orignal, loups, lynx, etc. Je suis
un ami de la nature, j’aime y faire de l’observation entre
autres. De par mes origines amérindiennes, j’y pratique
certaines coutumes ancestrales. Le rêve de ma vie demeure malgré
mes 45 ans, de vivre en forêt à longueur d’année avec mon épouse
Sharon, sans électricité dans la simplicité, parmi mes frères et
sœurs du règne animal et végétal dans cette immensité que j’aime
tant.
J’y observe
depuis plusieurs années une dégradation vertigineuse des
différents écosystèmes sur le territoire. Depuis 10 ans que je
me bas pour garder mes idées et mes espoirs au lac Manouane et
cela malgré toute sorte d’opposition qu’elles soient familiales,
amérindiennes ou de voisinage. Je dois, vous avouez, que je me
sens fatigué de mener cette bataille seule, mais avant de
baisser les bras, j’ai la moralité et le devoir d’essayer
d’accomplir une dernière fois, quelques choses pour sauvées mes
frères et sœurs du règne animal et végétal, je me dois d’essayer
de venir en aide à ma mère la Terre. À vous qui me lisez en ce
moment, si vous partagez mes convictions, vous êtes en mesure
peut-être de pouvoir m’aider et d’aider a sauf garder la vie sur
le territoire du lac Manouane. Sans votre collaboration, je ne
peux rien faire, sauf de voir se dégrader le territoire.
Le témoignage
que je partage avec vous, montre combien il est urgent et
important de se conscientiser tous ensemble, blanc et
autochtone, face à la maladie don bien des gens souffrent
actuellement, soit le syndrome…I DONT CARE. En
français, I dont carre veut dire : (je n’en ai
rien à foutre.) Qu'est-ce que le nombrilisme? Selon le
Petit Larousse : Le mot nombrilisme signifie : nom masculin,
attitude d’une personne pour qui rien ne compte que ses propres
besoins. Sens fig. : Se donner une importance exagérée. C’est
comme ça que nos gouvernements agissent actuellement, qu’ils
soient fédéralistes canadiens, séparatistes québécois ou
revendicateurs autochtones. Aujourd’hui la façon dont est menée
la politique me laisse froid dans le dos. Les gouvernements
n’ont plus d’idées, ni d’inspiration à offrir à la population.
Pourquoi? Parce qu’ils sont déconnectés de la réalité. Ils
administrent un pays comme une business, ce qui à mon sens est
une erreur. S’ils étaient à l’écoute des besoins du peuple, ils
trouveraient beaucoup de bonnes idées. En étant déconnectés du
peuple, ils ne tiennent plus compte des besoins de la population
en votant malgré eux, des projets de loi qui vont contre les
besoins du peuple, tout en favorisant leurs propres intérêts et
ceux des multinationales. Le mont Orford en est un exemple.
Je pense que le
rôle premier des gouvernements est d’être à l’écoute et au
service du peuple et non le contraire. Durant la campagne
électorale 2005-2006, on a très peu parlé d’environnement et de
revendication autochtone. Étant moi même d’origine blanche et
amérindienne, il m’est facile de constater qui ment entre blanc
et autochtone. Avant la mise en page de ce texte, j’ai dû
effectuer plusieurs recherches afin de me renseigner sur les
revendications territoriales des autochtones. Malgré mes
connaissances sur les coutumes autochtones, j’avoue qu’en
matière de revendication, j’étais complètement nul. Après avoir
feuilleté environ 800 pages de documents incluant les traités et
vidéos, c’est sans prétention maintenant que je suis moins
ignorant qu’avant sur ce sujet.
Les
revendications territoriales des autochtones sont un sujet
délicat et complexe. C’est une réalité qui nous concerne tous.
Le but ici n’est pas de la décortiquer dans sa globalité, mais
d’en tracer les points majeurs. J’ai un chalet en territoire
attikamek, j’aime la Terre mère, les plantes et les animaux tout
autant qu’eux. J’essaie de sensibiliser les gens à la protection
de l’environnement, mais ce don j’ai compris des revendications,
c’est qu’on peut me montrer gentiment la porte hors du
territoire et mon rêve de vivre à l’année en forêt, risque de
prendre fin. C’est pourquoi que je trouvais important d’en
parler. Il se peut que je sois complètement dans le champ et que
je n’aie rien compris. Alors si j’ai tors, qu’ont me rassure et
qu’on m’explique.
Certes qu’il y a
eu de graves erreurs qui ont été commises dans le passé envers
les Amérindiens et nous devrons leur donner un coup de main,
afin que les communautés puissent reprendre confiance en elle et
entamer un processus de guérison. Il faut que les blancs
réalisent que les autochtones étaient là avant eux et qu’ils ont
le droit de prendre en main leur destiné. Je crois
qu’aujourd’hui ce qui semble nuire aux Amérindiens, est cette
loi sur les Indiens, qui est paternalistes, tout en rendent
débilitante les communautés qui sont prises avec. Cette loi
devrait disparaître pour permettre pleinement à ces gens de se
prendre en main. Les Amérindiens doivent aussi réaliser qu’ils
n’auront pas le choix de vivre et de partager le territoire
ainsi que les ressources avec l’homme blanc, s’ils veulent
connaître un essor économique, afin de permettre le
développement de leurs communautés.
Il faut dire,
que ça ne sera pas toutes les communautés autochtones du Grand
Nord qui seront prospère, lorsqu’ils obtiendront leurs
autonomies, à moins d’être assis sur une mine de diamants ou
d’un puits de pétrole, je ne crois pas qu’une communauté vivant
loin des grands centres, puisse connaître un essor économique
important, le meilleur exemple est le Nunavut qui à obtenue son
autonomie au début du présent siècle, les gens qui habitent ce
nouveau territoire canadien, ne voient aucune différence avec
avant, la pauvreté, le chômage et la criminalité est toujours
aussi élevé dans cette région du Grand-Nord. Pour les
communautés vivantes proches des grands centres, leurs
prospérités économiques pourraient être bien différentes de
celles du Grand-Nord.
On ferme
actuellement des villes entières en région éloignée par ce
qu’elles ne sont pas rentables, alors imaginées pour les
communautés autochtones du Grand Nord. Pour ceux qui sont des
extrémistes revendicateurs, sachez que l’homme blanc ne
retournera pas en bateau à voiles en France, oublié ça. Selon
le Petit Larousse : Le mot autochtone signifie : adj. et nom.
Originaire du pays qu’il habite. En ce qui me concerne, les
Québécois, qui sont nés ici, ne sont pas européens, mais des
autochtones eux aussi. La plupart des Québécois n’ont jamais mis
les pieds en France et n’ont jamais vu la tour Eiffel et l’Arche
de Triumphe.
Les Amérindiens
ne sont pas plus idiots que les blancs et ils sont capables eux
aussi de créer de belles et grandes choses. Je crois qu’il est
possible d’habiter les mêmes territoires ensemble et de
prospérer ensemble, mais il faut y mettre de la bonne volonté
des deux côtés et une bonne dose de respect aussi. Le
gouvernement du parti québécois voulait négocier en cachette
avec les Innus de la côte nord et du Saguenay, lac Saint-Jean en
leur donnant les 3/4 de la côte nord et du lac Saint-Jean, tout
en enclavant disons-le, dans des réserves, plus de 200 000
blancs qui majoritairement occupent le territoire. Tout ça afin
d’acheter des votes pour la souveraineté du Québec. Heureusement
que des blancs ont vu clair et ont réussi à bloquer cette
magouille. Les gouvernements autochtones et blancs ne pourront
négocier dorénavant des revendications sans tenir compte des
besoins de la population blanche qui sera affectée par ces
revendications.
Ce que je
reproche aux autochtones et aux gouvernements dans ce dossier,
c’est leurs manques de transparences. En général, la population
blanche n’est pas contre leurs revendications, mais ce qu’elle
veule, ce sont des garantis écrites afin qu’elle puisse
continuer à jouir comme avant du droit de circuler à n’importe
quel moment sur les territoires revendiqués, de chasser, pêcher,
camper ainsi que d’aller et de conserver leurs chalets en forêt
soi librement, gratuitement et en toute sécurité. Après avoir lu
le rapport de la commission royale d’enquête sur les peuples
autochtones, j’étais déçu de constater qu’on ne garantissait
aucun droit d’accès aux territoires revendiqués à la population
blanche. Ce qui m’apparaît, c’est que les autochtones veulent
pousser les blancs en dehors du territoire et de créer a tout
pris, un état dans un état ou aucun blanc n’aura le droit d’y
pénétrer sans permission. C’est un peu sous le même principe des
Lapons en pays scandinaves.
Si j’ai bien
compris la patente, les Amérindiens veulent revendiquer des
territoires et mettre les blancs dehors, tout en mettant sur
pied des gouvernements parallèles avec la complicité d’avocat et
du Ministère des Affaires indiennes et du nord, payé aux frais
des contribuables blancs. Nous avons dans les deux communautés
respectives, les mêmes problèmes que ce soit de drogues,
d’alcools, de suicide et de violence. La criminalité est en
hausse dans les deux communautés et nous devront combattent
ensembles ces fléaux qui nous affectent tous et qui détruisent à
petit feu notre jeunesse.
La planète ce
meurt et nous devrons dans le futur faire alliance pour empêcher
la forêt d’être coupé à blanc ainsi que les poissons, les loups
et orignaux de disparaître complètement et à jamais du
territoire. Les séparatistes, fédéralistes et revendicateurs de
territoire, se font entre eux une guerre des nerfs qui dure
depuis plusieurs années. Politiquement parlant, depuis la crise
d’oka, nous sommes tous au Québec assis sur un baril de poudre
prêt à exploser à tout moment. Indien, français et anglais se
détestent tous entre eux, prêts à se déchirer la terre au prix
du sang et des armes pour des idéologies de nombrilisme à savoir
qui vont pisser le plus loin. Une histoire vieille de 400 ans
qui n’est toujours pas réglée.
J’aimerais leur
botter le cul et leur dire à tous ces ennemis de ma mère la
Terre que leurs ennemis et ceux des Québécois ne sont pas blanc,
ni amérindien, mais ce sont les gouvernements et les
multinationales qui empoisonnent et exploitent nos ressources
abusivement en favorisant à tout pris une mondialisation
commerciale, sauvage, féroce et injuste, tout en demeurant
complètement vides de cœur, de compassion et de sentiment. Ils
exploitent et appauvrissent de plus en plus la population
entière de la planète, en lui imposant des visions de dépendance
à une surconsommation extrêmes qui nuisent à notre mère à tous,
la terre. Tout ça, uniquement dans le but de faire des profits.
Mon expérience
militaire m’a appris qu’il est très difficile d’obtenir une
souveraineté sans passer par les armes. La plupart du temps, les
négociations sont un échec. Les hommes et les femmes se font la
guerre, les enfants la subissent, n’oubliez pas ça. Il est
important de s’asseoir ensemble et de trouver des solutions à
ces problèmes. J’invite donc les communautés locales et
associations de toutes sortes à venir discuter, car il est
urgent de sauver la planète, c’est une question de vie ou de
mort pour tous, sans exception.
Et pour
terminer, je trouve très bien de changer le nom de la Haute
Mauricie, en nommant la région, le Nitaskinan-Haute-Mauricie. À
tous les séparatistes, fédéraliste et revendicateur, l’heure
n’est vraiment pas au nombrilisme, mais à l’ouverture du monde
sur une nouvelle conscience planétaire et universelle. ÇA URGE!
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