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Spiritualité

 

Le peuple attikamek : 

Les Attikameks sont de la famille linguistique algonquienne. Ils sont plus de 6200 membres, habitant le nord des régions de Lanaudière et de la haute Mauricie. Il existe trois communautés attikameks, soit celles d’Obedjiwan demeurant au nord du réservoir Gouin, Wemotaci sur les bords de la rivière St Maurice et Manawan au nord de St Michel des Saints.  

Le nom attikamek signifie : peuple du poisson blanc. Quand on parle du poisson blanc, on parle du corégone qui est un poisson à écaille, faisant partie de la famille des salmonidés (truite, saumon) et qui vit dans de nombreux lacs de cette région. Il était à une certaine époque, à la base de la nutrition des Attikameks. Ce poisson très difficile à prendre à la ligne était jadis pris au filet. Sa chair rosée et succulente est comparable à celui des truites. Les Attikameks fumaient ou faisaient sécher la viande du corégone, afin d’accumuler des provisions en vue de la préparation des longs mois d’hiver.  

Ils se nourrissaient aussi, de castor, d’orignal, de petits gibiers et de viande de porc-épic. À la belle saison, la cueillette faisait partie de leur mode de vie. Toute la population parle la langue attikamek et utilise le français comme langue seconde. Ce peuple pacifique disparaîtra presque au cours du 17e siècle à la suite d’épidémies et d’attaques de tribus hostiles à eux, qui étaient en pleine guerre des fourrures.  

Au 20e siècle, les Attikameks sont affectés par l’exploitation abusive du territoire, avec la venue des moulins à bois, du train à vapeur et la construction de barrages qui inondent leurs terres.  

Leur subsistance était axée sur la chasse, la pêche, la cueillette et le piégeage. Les Attikameks étaient autrefois nomades et leur territoire couvrait l'ensemble de la Haute Mauricie. L'occupation de la région était basée sur l'existence de territoires familiaux. Les Attikameks demeuraient autrefois une bonne partie de l’année sur leurs territoires de chasse. Ils s'imposaient des règles quant à l'utilisation des territoires de chasse. Ils devaient chasser sur leur territoire familial respectif alors que la pêche et la cueillette des petits fruits pouvaient se faire sur les territoires des autres familles. Ils respectaient beaucoup leurs environnements.  

Selon leurs traditions, la préservation de la ressource était très importante pour eux, en vue d’une subsistance à long terme sur le territoire. Il était pratique courante, de laisser des territoires pendant quelque temps afin d'éviter la disparition d'espèces animales et végétales.  

En 1837, les missionnaires sont venus en Haute Mauricie et la mission du Saint-Maurice accueillait des familles de Manawan.  En 1850, les compagnies forestières commencèrent à s'intéresser à la région de Manawan et en 1865, plusieurs chantiers sont installés le long de la rivière Manawan. En 1871, un poste de traite était établi à Manawan et deux ans plus tard, un bateau à vapeur remorquait le bois des compagnies forestières sur le lac Kempt. C'est le 26 août 1906 que la communauté de Manawan fut créée.

De 1908 à 1941, la construction de barrages par la Shawinigan Water and Power corporation, transforma le territoire dont dépendaient les Attikameks. En 1973, l’ouverture de la route de Manouane à St Michel des Saints, allait permettre à la communauté de s’ouvrir au monde extérieur.

Autrefois il n’était pas rare de voir des familles remonter les cours d’eau en canot, afin de regagner leurs territoires de chasse. Aujourd’hui les territoires ne sont fréquentés qu’occasionnellement et les Attikameks se sont sédentarisés. Entre la modernité et les communications par satellite ainsi que l’Internet, beaucoup parmi eux étudie dans les universités où sont des professionnelles. 

Ils revendiquent de nos jours des territoires avec les gouvernements. En général, il y a bonne entente et un bon esprit de voisinage entre les Attikameks et les populations blanches des régions de Lanaudière et de la Haute Mauricie.  

Aujourd’hui une grande partie de leurs territoires est souillée et saccagée. La menace de voir disparaître plusieurs espèces animales et végétales d’ici quelques décennies est plus que probable, si les populations autochtones locales ainsi que les blancs et les gouvernements continuent de se fermer les yeux face aux nombreux problèmes environnementaux que connaît la région.  

Les nombreuses causes sont : les coupes forestières, le braconnage, l’exploitation abusive des différentes espèces animales et végétales créer par les activités de chasse et pêche, la villégiature débridée et le nombre croissant de mégas pourvoirie ainsi que des centres récréotouristiques et de dépotoirs à ciel ouverts, menace actuellement le territoire Attikamek.  

Une bonne prise de conscience collective devra être effectuée au futur par tous, pour mettre un frein à la dégradation du territoire. Croyez-moi, qu’à marcher actuellement avec des œillères de cheval, on est loin de cette prise de conscience tant espérée. Je dirais même qu’on ne veut même pas en entendre parler, parce qu’elle risque d’anéantir l’économie régionale et le fameux projet de développement durable, inventé et voulu par nos gouvernements, afin d’exploiter et de faire de l’argent avec la ressource. 

Il faut à tout pris que l’environnement et la nature rapportent dans les coffres de l’état. C’est devenu un commerce florissant que d’exploiter abusivement la nature, nos gouvernements l’on clairement compris et les indiens aussi.

 

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