Mouvement Conscience Nature Owanka
 

 

   
 
Spiritualité

La spiritualité : 

Le soin de l’âme est essentiel à la santé psychologique. La croissance spirituelle n’est pas une option qu’on puisse prendre ou délaisser. Comme le corps, notre âme a besoin de soins. Mais nous vivons dans une société qui ne s’occupe pas de l’âme.  Dans cette nouvelle vision qui s’impose, la spiritualité n’est rien d’autre que tout ce qui nourrit et enrichit l’âme. Ce n’est ni un ensemble de vérités, ni un complexe de rites ou d’engagement dans une communauté ou auprès des pauvres, c’est un ensemble de toutes sortes de choses par lesquelles nous nourrissons notre âme et croissons humainement.  

La spiritualité n’est donc pas une spécialité de la théologie, ni un secteur de la religion, mais quelque chose de profondément humain, une capacité qui appartient à toutes les personnes humaines.  

La spiritualité est universelle, elle n’appartient exclusivement à aucune religion, mais à tous les humains. Certes, elle peut prendre des formes multiples, comme on le voit dans les religions et les cultures, mais chacune de ces formes n’est rien d’autre qu’une manifestation de la grande spiritualité universelle.  

On retrouve la nourriture de l’âme dans les méditations zen, jésuite ou transcendantale, dans les danses des derviches et des shakers, dans le silence des quakers et des monastères cisterciens, dans les ashrams hindous, dans l’encens orthodoxe et taoïste, aussi bien que dans le dépouillement des liturgies catholiques romaines ou dans les coutumes et traditions amérindiennes.  

La spiritualité nous permet d’être en contact avec les forces primordiales de l’univers, avec cette énergie vivante qui pénètre et nous envahit. Quand on est plein de cette énergie, on ne peut qu’en jouir et la verser sur le monde dans la compassion et la lutte contre toutes les injustices et pour la promotion de la paix. Mais où trouver tout cela? Où chercher son âme? Faut-il d’abord la chercher dans les textes sacrés parmi les grandes religions, au fond des extases mystiques ou dans les renaissances du Nouvel Âge ou bien dans les gnomes qui font de la connaissance et la voie du bonheur ou dans les rites purificateurs?  

Selon un mythe hindou, au commencement, tous les êtres humains étaient des dieux, mais les humains ont tellement abusé de leur divinité que Brahman a décidé de les en dépouiller, mais il ne savait pas où la cacher. Il réunit alors le grand conseil des dieux. Le premier lui conseilla d’enfouir la divinité des humains dans la terre, mais Brahman se dit qu’un jour les humains réussiraient à creuser la terre et à la retrouver. Un deuxième suggéra de la mettre au fond des océans, mais Brahman se dit qu’un jour les humains apprendraient à nager et retrouveraient leur divinité au fond des mers. Un troisième eut l’idée de porter la divinité des humains au sommet de la plus haute montagne, mais encore là, Brahman ne fut pas satisfait. Il réfléchit longuement et finalement il dit. Voici ce que nous ferons. Nous cacherons la divinité des humains au fond de leur propre cœur, parce que là, les humains n’auront jamais l’idée d’aller la chercher.  

Le mot âme appartient à toute l’humanité. Il se réfère à une dimension universelle de toute expérience humaine. Il n’appartient à aucune religion traditionnelle. L’âme n’est ni en hauteur ni en largeur, mais au fond de tous les êtres. L’art est le contenant parfait de l’âme, la forme dans laquelle il préfère se manifester. L’âme est associée à notre vrai moi et nous enracine au plus profond de notre individualité. L’âme dépasse les religions institutionnelles pour avancer dans cette quête spirituelle. Peut-on continuer à supposer que la religion contribue positivement et construise notre croissance et notre développement d’êtres spirituels?   

N’y a-t-il pas un corps d’évidences croissant qui suggère le contraire, c'est-à-dire que la religion est un sérieux obstacle à la réalisation, à l’articulation et à l’appropriation de notre spiritualité? La religion n’a-t-elle pas dépassé son utilité spirituelle?   

L’âge des religions formelles n’a-t-elle pas atteint sa fin?  Les grandes religions sont nées il y a environ 10 000 ans et ont influencé les hommes par des caractéristiques patriarcales, comme l’insistance sur la peur, le contrôle et le pouvoir, la tendance au pessimisme ainsi qu’à tout voir sous le signe du péché et du mal dans l’idolâtrie afin d’être en mesure de chercher une solution dans l’évasion au lieu d’affronter les obstacles et de s’engager de manière solidaire.  

Cette nouvelle spiritualité n’appartient pas à une religion et n’est pas transmise dans un seul texte sacré. Cette spiritualité est de tous les humains, de tous les peuples et de toutes les cultures et elle apparaît avant tout dans la nature et l’univers lui-même. Tous les autres textes sacrés doivent être interprétés à l’intérieur de ce contexte plus vaste et plus universel. Cette spiritualité nous pousse à avancer dans notre pèlerinage en quête de sens et de valeurs, elle nous pousse vers les autres, vers la Terre mère et tout l’univers. Elle rejette tout exclusivisme et toute intolérance pour chercher le bien non pas dans un au-delà et la transcendance, mais au plus profond de nous-mêmes. 

Les religions sont des réalités temporaires qui en toute probabilité ont dépassé leurs utilités. Peu importe votre pratique ou vos croyances, la spiritualité est quelque chose qui se vit avec le cœur. Lorsque le cœur est envahi de l’essence spirituelle, cette énergie transcende dans l’âme et sur le monde. Ce qui fait la beauté du monde, c’est cette essence du cœur et de l’âme qui s’harmonise à façonner très doucement, mais sûrement, l’humanité entière, vers une conscience planétaire et universelle.

 

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